Téléphonie

Changement de Téléphone

Avant de changer de téléphone et pour garder votre numéro, pensez à demander votre RIO.

Comment ?

En contactant votre opérateur actuel, en appelant le 3179 depuis la ligne mobile dont vous souhaitez conserver le numéro.
A la suite à cet appel, vous recevrez automatiquement un SMS vous indiquant votre RIO, et votre date de fin d’engagement auprès de votre opérateur actuel.

1. Limiter informatiquement les enfants sur smartphone : est-ce possible ?

Oui, totalement. Il existe deux niveaux de contrôle :

 

  • Les outils natifs des systèmes d’exploitation :

     

    • Sur iOS (Apple) : Via Temps d’écran (dans les Réglages), on peut bloquer ou limiter l’accès à certaines applications, interdire l’installation/suppression d’apps et filtrer le contenu web (achats bloqués, accès restreint aux sites adultes).

       

    • Sur Android : Via l’application Google Family Link, qui permet de superviser à distance le téléphone de l’enfant depuis celui du parent.

       

  • Les applications tierces : Des solutions spécialisées existent (comme Qustodio, Kaspersky Safe Kids ou Bark), offrant souvent des fonctionnalités plus poussées (géolocalisation, analyse des messages pour détecter le cyberharcèlement), bien que les outils natifs suffisent généralement pour un usage classique.

  • Le filtrage DNS et l’utilisation de listes de blocage (blocklists) constituent une méthode redoutable pour filtrer le trafic sur un smartphone, mais elle présente des forces et des faiblesses techniques importantes, en particulier dans un contexte de mobilité.

 

2. Gérer le temps d’utilisation et les horaires d’ouverture de session ?

Oui, c’est le cœur des fonctionnalités de contrôle parental actuelles.

 

  • Le temps d’écran quotidien : On peut définir un quota journalier (ex: maximum 1h30 par jour en semaine, 2h le week-end). Une fois le temps écoulé, les applications non autorisées se bloquent automatiquement.

     

  • Le « couvre-feu » numérique (horaires d’ouverture) : Il est possible de programmer des plages horaires d’inactivité (par exemple, de 21h00 à 7h00 le lendemain, ou pendant les heures de classe). Pendant ces périodes, le téléphone se verrouille et seuls les numéros d’urgence pré-enregistrés restent joignables.

     

3. Pistes pour un usage sain (au-delà du simple blocage technique)

L’outil technique ne fait pas tout ; l’accompagnement pédagogique est indispensable :

 

  • Le dialogue et la co-régulation : Expliquer pourquoi ces limites existent (sommeil, concentration, protection contre l’addiction aux écrans) plutôt que de les imposer comme une punition arbitraire.

     

  • La coconstruction des règles : Établir ensemble un « contrat familial » (ex: pas de téléphone à table, pas d’écran dans la chambre la nuit).

     

  • Montrer l’exemple : Les jeunes observent beaucoup les adultes. Limiter l’usage de nos propres smartphones en leur présence renforce la crédibilité des règles.

     

  • Valoriser les temps sans écran : Encourager les activités extérieures, la lecture ou les loisirs créatifs pour équilibrer le quotidien.

     

4. Qu’en est-il sur les ordinateurs ?

Sur ordinateur (Windows et macOS), les logiques sont similaires :

 

  • Sur Windows (10 et 11) : Le compte Microsoft de l’enfant permet, via le portail Microsoft Family Safety, de limiter le temps d’écran, de filtrer les sites web inappropriés et de restreindre les jeux selon leur classification PEGI.

     

  • Sur macOS (Apple) : La fonction Temps d’écran se configure directement dans les préférences système du Mac de la même manière que sur iPhone.

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  • Au niveau de la box internet : La plupart des fournisseurs d’accès (Orange, Free, SFR, Bouygues) proposent dans leur interface de gestion ou via leur application mobile de couper Internet sur des appareils précis à des horaires programmés (très pratique pour l’ordinateur fixe de la chambre).

     

  • Pi-Hole. C’est un outil formidable, souvent utilisé comme un bloqueur de publicité et de traqueurs au niveau du réseau local (au niveau de la box ou d’un serveur domestique).

Sur Linux, l’approche du contrôle parental est différente des écosystèmes propriétaires comme Windows ou macOS, car le système est conçu à l’origine pour le multi-utilisateur et offre une grande liberté.

 

En résumé :

1. Le contrôle parental sur smartphone : est-ce vraiment efficace ?

  • La réponse : Oui, à condition de bien utiliser les outils adaptés. On distingue les outils natifs intégrés aux systèmes (comme Temps d’écran sur iPhone ou Google Family Link sur Android) et les applications de filtrage. Ils permettent de bloquer l’accès aux applications inadaptées et d’interdire l’installation de nouveaux programmes sans l’accord des parents.

     

2. Peut-on réellement gérer le temps et les horaires ?

  • La réponse : C’est tout l’intérêt des solutions actuelles. Les parents peuvent définir un quota journalier (par exemple, 1h30 maximum par jour) et programmer un « couvre-feu » numérique (le téléphone se verrouille automatiquement la nuit ou pendant les heures de classe, tout en gardant les appels d’urgence accessibles).

     

3. Que penser des solutions alternatives comme le blocage DNS ou Pi-Hole ?

  • La réponse : Ce sont des approches très puissantes, souvent plébiscitées par les technophiles. En configurant des listes de blocage au niveau des serveurs DNS (ou via un boîtier Pi-Hole à la maison), on filtre d’un coup tous les appareils connectés au Wi-Fi familial (pubs, sites pour adultes, traqueurs).

     

  • La limite : Cela ne gère pas le temps d’utilisation, et la protection s’envole dès que le jeune passe en 4G/5G en dehors de la maison (sauf à installer un profil VPN/DNS sécurisé sur le mobile).

     

4. Qu’en est-il sur les ordinateurs (Windows, Mac et Linux) ?

  • La réponse :

     

    • Sur Windows et Mac, les systèmes proposent des tableaux de bord intégrés (Microsoft Family Safety et Temps d’écran) similaires à ceux des smartphones.

       

    • Sur Linux, l’approche est plus traditionnelle : on crée un compte utilisateur standard non-administrateur pour l’enfant, combiné à des outils spécifiques de gestion du temps (comme Timekpr-NXT). On peut aussi agir au niveau de la box internet pour couper l’accès à l’ordinateur fixe à heure fixe.

       

5. La technique suffit-elle pour garantir un usage sain ?

  • La réponse : Jamais seule. Le contrôle technique n’est qu’un garde-fou. Le plus important reste la médiation parentale : dialoguer, co-construire un « contrat familial » (pas d’écran à table ou dans la chambre la nuit), valoriser les activités hors écran et, surtout, montrer l’exemple en tant qu’adulte.